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le blog du yaumegui

dimanche 30 novembre 2008

Lacrimosa

K626_Requiem_Mozart.jpg La phrase complète est “Lacrimosa dies illa”. Ce qui se traduit par “Jour de larmes, celui-là”,

Il s’agit de la première phrase d’un “morceau” du requiem de Mozart. Œuvre que j’ai eu le bonheur d’entendre hier soir, en l’église Saint Jean de Bar-le-Duc.

Je vous propose de l’écouter :

Je vous rassure, je n’ai pas pleuré. Certes, à plusieurs reprises, je me suis senti vêtu par l’épiderme d’un galinacée, mais je n’ai pas pleuré.

Je vois d’ici tes yeux écarquillés ami lecteur qui sait bien que mes gouts musicaux sont habituellement plus proches de Chicago que de Vienne. Tu te demandes avec une inquiétude somme toute bien légitime : mais qu’est-il donc diable allé foutre dans la Meuse pour entendre une messe aux morts ?

Je m’en vais te répondre mon ami. En deux parties.

Primo, je rêve d’entendre cette œuvre depuis que, alors que j’étais encore un adolescent, j’ai vu le film “Amadeus” de Milos Forman. Car si les trois heures que dure le film m’ont touché, il y a une scène en particulier qui m’a bouleversé, celle où Mozart, mourant dans son lit, dicte à Salieri le “Confutatis”, autre morceau du requiem.
Je sais, Mozart n’a jamais dicté quoique ce soit à son rival italien, je sais, la narration de sa vie est très mal adaptée. Je rappelle que c’est du cinéma et que Mr Forman n’a jamais voulu faire une biographie de Mozart mais l’adaptation d’une pièce de théâtre qui narrait la jalousie qu’éprouvait Salieri à l’encontre de Mozart.
Ce sacré “Confutatis”, je me devais de l’entendre en vrai un jour. C’est fait.

Secundo, parmi les plus de cent choristes, bien alignés façon photo de classe, qui auront rempli l’espace de l’église de la pureté de leurs voix, il y en a une que je connais bien et pour qui j’ai beaucoup d’affection. C’est mon amie Julie, qui n’est pas seulement membre d’une association de création cinématographique dont je tairai le nom, mais aussi choriste, flutiste et violoncelliste dans une bonne demie douzaine de formations. Quand elle m’a dit qu’elle chanterait le Requiem, je lui ai promis d’y aller, j’ai tenu ma promesse.

Croyez mois si vous voulez, rendez-vous vite sur n’importe quel skyblog si vous ne me croyez pas, bien qu’écrite pour les morts, cette musique est belle et bien vivante. Il est bel et bien nécessaire de venir avec de l’énergie, pour la jouer ou pour l’entendre.

Mes connaissances en musique sont bien trop ridicules pour que j’avance ici quelque argument théorique relatif à l’harmonie, à la structure ou je ne sais quoi encore. Je sais seulement que la tonalité principale est le Ré mineur. Comme “Sultans of swing”. Alors ?

Alors je suis heureux d’avoir passé plus de temps dans ma voiture que dans la salle.
Je suis heureux d’avoir vu une lumière inédite sur le visage de mon amie.

Et je prends pour moi, spectateur, une phrase qu’a dite le chef de chœur à ses artistes : Mozart vous fait confiance.

jeudi 27 novembre 2008

En français, sans commerce

Un petit billet rapide pour vous informer que j’ai réservé un nouveau nom de domaine pour ce blog : www.leyaumegui.fr

Pourquoi ?

Parce que je suis allé un peu vite quand j’ai acheté mon hébergement. J’avais alors choisi l’extension .com, motivé que j’étais à vendre mes compétences dans le domaine des logiciels libres en général et d’ubuntu linux en particulier.

Je n’ai pas abandonnée l’idée, mais je la remet à plus tard, bien trop occupé que je le suis par mes activités cinématographiques.

Or, un blog en .com, ça n’est ni logique, ni joli.

C’est pourquoi je vous invite à modifier vos marque-pages et adresses de syndication RSS si vous êtes abonné.

Pour une transition en douceur, l’adresse blog.leyaumegui.com restera fonctionnelle jusqu’à la fin de l’année.

Tournage ouvert - Episode 6

n727914288_1670813_4723.jpg Non, il n’est pas trop tard pour se confronter au clavier. Hier, à cette heure ci, je rentrais tout juste d’une soirée de tournage, alors ?!

Cet épisode a commencé samedi à 9h30 et s’est terminé aujourd’hui (enfin,… hier,… vue l’heure à laquelle j’écris.) à 23 h30.

6 séquences, 5 lieux, 4 jours. C’est le bilan.
La moitié du film est faite si notre estimation est correcte. (Je dis “notre”, parce que c’est le genre d’évaluation que Thierry-le-réalisateur et moi-même faisons à deux têtes et entres deux verres.)
Le premier segment du film est clos. Comme l’exige la magie du cinéma en général et du montage en particulier, on a terminé par la première scène.

J’en vois d’ici froncer les sourcils à la lecture du mot “segment”. Je le rappelle pour les distraits, il s’agit d’un film à sketches, composé de trois segments, reliés par un fil conducteur.

Plutôt que de vous narrer, en long, en large, en travers, en intérieur, en extérieur, en studio, dans la rue, dans un abri bus, dans le bus, dans une salle de bains ou dans les toilettes (pour hommes), tous les détails de ce marathon, je veux, une fois n’est pas coutume, vous exprimer notre humilité.

Et, dans la phrase qui précède, si j’écris “notre”, il ne s’agit plus seulement de Thierry-le-réalisateur et moi-même, mais de l’ensemble-des-gens-avec-qui-je-converse-et-qui-est-unanime.

Nous sommes humbles, mieux que ça, nous sommes comme un enfant au rayon des jouets (surtout en cette période de markéting judéo-chrétien), tout ça parce que nous avons d’ores et déjà réussi une chose : le casting.

Amis acteurs et actrices, vous dont je sais que de toute façon je pourrais dire n’importe quoi étant donné que vous ne me lisez pas, je vous le dis quand même, vous êtes épatants. Mieux que ça, j’irai jusqu’à oser dire que, finalement, c’est vous qui le faites ce foutu film.

Qu’est-ce qu’on est, nous, derrière la caméra ? Des instruments.
Des stradivarius et des stratocaster, certes, mais des instruments.

Maud et Stéphanie, Fabrice et Patrick, Marie-Pierre et Amélie, et tous les figurants, tous ceux, sans exception, qui auront eu la gentillesse de nous exprimer des choses que, avec tout le respect que je dois à Colin-le-scénariste et Thierry-le-réalisateur, il est difficile d’imaginer, je vous le dis tout net : merci.
Entre l’adrénaline et la testostérone, je n’ai même plus plus de place pour l’alcool.

Je vais aller me coucher en pensant au générique. Je ne suis pas encore dans les bras de… qui déjà ?

mercredi 26 novembre 2008

Arlequin

C’est le nom de l’extension apportée au blog et qui vous permet d’en choisir l’apparence (on appelle ça le “thème”).
Ça se passe dans la colonne de droite.

Vous pouvez, si vous le désirez, jeter un oeil à tous les thèmes disponibles pour Dotclear 2 et, s’il y en a un qui vous plait mais que je n’ai pas installé, peut-être le ferai-je pour vous ;-)

Du coup, j’ai viré les pubs qui, elles, ne changent pas de couleurs aussi facilement !

C’est tout !

jeudi 20 novembre 2008

Un peu de tout et un peu n'importe quoi

Le lecteur non averti qui, par hasard, arrive ici, peut avoir l’impression qu’il n’est question QUE de tournage de film. Or, ce n’est pas le cas. D’où ce billet, dont le contenu, hétéroclite, permettra non seulement de voir qu’il n’est pas seulement question de cinéma, mais aussi de vérifier si les pubs de mon ami à droite (ce sont les pubs qui sont à droite, pas mon ami, quoique…) vont s’adapter.

Alors bon !

Primo, je viens de mettre à jour le blog vers la nouvelle version de Dotclear. La partie publique (celle que vous avez sous les yeux) ne change pas. Par contre, pour le modeste administrateur que je suis, il parait que les mises à jour seront plus aisées. On verra ça la prochaine fois. Si, effectivement, le nouvel outil mis en place par les développeurs s’avère efficace, je ne manquerai pas de rappeler que le logiciel libre c’est vachement bien.

Secundo, je voudrais partager avec vous une découverte musicale que j’ai faite hier, non sans l’aide de l’ami Colin VETTIER, dont je suis un fidèle lecteur, et pas seulement de ses scenari. C’est sur son blog que j’ai lu un billet intéressant parlant du groupe “Madame Moustache”. En deux mots, ça swingue et c’est marrant. Et vous n’êtes même pas obligés d’aimer la country ! Pour vous en rendre compte, allez donc voir leur page sur myspace..

Quoi d’autre ?

Cela fait trois mois que je n’ai pas fait le ménage ? On s’en fout !
Cela fait deux semaines que je ne me suis pas rasé ? On s’en fout aussi !
Je passe toujours autant de temps à regarder des films porno ? Aucun intérêt !

Ah oui, je me disais aussi qu’il y avait un truc un peu important.
Après douze ans de silence, voilà que la femme que j’ai le plus aimée dans ma vie m’a écrit un courriel.
Ça fait un drôle d’effet. Faut dire que cette nana (Anne elle s’appelle), j’en étais vraiment raide dingue. Et que quand elle m’a quitté, j’ai vraiment morflé. Je ne suis pas prêt de l’oublier.
Ma foi. Elle s’est mariée et ne fait pas de cinéma. On est encore plus différent aujourd’hui qu’hier.

Finalement, je terminerai ce billet par un coup de gueule.

J’en ai marre, mais alors marre, de tous ces blaireaux qui ne mettent pas le clignotant quand ils sortent du rond point. Ils m’énervent presque plus que quand un pote me fait un grand signe au lieu de s’arrêter alors que je fais le poteau devant un passage protégé.
Le carton rose de nomme “permis”. Et non pas “dispense”. De respecter l’autre.

Voilà, c’est fini (air connu).
Je m’habille (parce que je vis nu le plus souvent) et je vais au bistrot.
Boire du vin.
Du bon.
Des côtes du Rhône.

samedi 15 novembre 2008

Tournage ouvert - Episode 5

Alors même que ce blog ne suscite toujours que très peu de commentaires, je persiste à vous narrer ma vie qui, vous l’aurez remarqué, est très occupée par le tournage de “Ouvert 24/7”, d’où le très petit nombre de billets ayant un autre thème.

Ce week-end, c’est repos. Trop de membres de l’équipe sont indisponibles. C’est l’inconvénient de travailler avec des amateurs, au sens noble du terme ; ils ont parfois des impératifs professionnels ou familiaux qui les empêchent.

n727914288_1611466_6453.jpg Quelques mots sur le dernier tournage alors.
Comme annoncé dans le précédent billet, nous avons passé la journée de dimanche en studio. Grâce aux mains agiles de Shirley et des autres, nous étions dans une chambre comme beaucoup d’enfants aimeraient en avoir : spacieuse, lumineuse, avec pleins de jouets, de peluches et de bricoles qui ne servent à rien mais font tellement joli.
Chloé, actrice en herbe, aura fait preuve d’une incroyable patience et d’un caractère certain. Non seulement elle n’aura pas été impressionnée par l’ogresse qui lui donnait la réplique, pas même par le grand nombre de personnes de l’équipe technique, mais en plus elle se sera permise de plaisanter avec nous, allant jusqu’à nous faire des farces. Etonnante.
Je ne peux pas ne pas féliciter notre brochette de bricoleurs qui aura réussi à créer un orage en intérieur : éclairs, pluie et vent ont franchi la porte, mine de rien, et ont fait que la scène ressemble beaucoup à ce comment elle a été écrite. Parfait.

n1228891521_30215658_7842.jpg Le lendemain, c’était une autre paire de manches. Cette fois, nous étions à l’extérieur et il ne fallait pas qu’il pleuve. Fidèle à sa réputation de gardienne du temple, la bonne étoile qui nous protège depuis le premier jour a fait son oeuvre : il a plus l’après-midi, il a plus la nuit. En fait il a plus tout le temps sauf quand on tournait. Certes il y a eu du vent, il nous aura fait tremblé et pas seulement de froid. Quand la caméra est tombée par terre, balayée par une rafale, nous avons bien cru que c’en était fini; Et ben non ! Même pas mal ! On dit merci à l’étoile et on prépare le plan suivant !
Les acteurs, qui ne se connaissaient pas, auront vite fait connaissance. Ils ont été impressionnants. Tout aussi impressionnant fut notre ami David, maquilleur SFX dont j’ai déjà parlé et que nous avions sollicité une nouvelle fois pour produire trois effets à vous foutre les ch’tons pour le reste de votre vie.
Je vous le dit tout net, cette scène va être d’une violence inouïe.
J’en profite pour remercier mes amis ranguevallois, qui nous auront permis d’utiliser terrain vague pour la scène et vestiaire chauffé en guise de loge.

Enfin, en guise d’armistice, j’ai eu le privilège de reconduire Mr Scherrer dans sa caverne, pleine de monstres et de zombies en tous genres, accompagné que j’étais de l’ogresse, dont il fallait qu’un moule du visage soit produit pour un prochain effet, et de son amie Michèle, qui n’aurait loupé ça pour rien au monde, pas même une Marseillaise interprétée par sa propre fille.

Les prochaines séquences de tournage vont être variées : 4 lieux et 5 séquences dans la même semaine, ça c’est du menu. Sans compter que nos deux cannibales vont être mises à jour, au sens propre…

mercredi 12 novembre 2008

Pour qui pour quoi ?

clavier.JPG Tous les lundis, mon hébergeur m’envoie par courriel le rapport de fréquentation de ce blog.

Cela me permet par exemple, de constater que la part des visiteurs utilisant Firefox comme navigateur est en augmentation permanente. Ce qui évidemment me remplit de joie.

Je peux voir également que certains jours, le nombre de visiteurs dépasse allègrement le nombre de 100. Ce qui me réjouit également.

Par contre, je suis un peu triste de susciter aussi peu de commentaires. Comme si ce que j’écrivais ne provoquait pas de réaction dans ton esprit, ami lecteur.

47 commentaires pour 55 billets, c’est peu.

Alors je me pose la question : pourquoi ? Est-ce mon propos qui n’est pas excitant, est-ce mon lecteur qui n’a ni le temps ni l’envie, est-ce son clavier qui est cassé ?

Ce billet va donc servir de test. Si vous l’avez lu, je vous invite à le commenter. Écrivez ce que vous voulez, il n’y aura pas de censure…

vendredi 7 novembre 2008

Tournage ouvert - Episode 4

n727914288_1516310_5826.jpg Une fois n’est pas coutume, c’est avant une nouvelle période de tournage que je m’exprime.

Dimanche, nous serons en studio, avec une enfant et une ogresse.
Lundi soir, nous serons en extérieur, avec un flic et une anthropophage.

Le studio est une preuve magnifique de l’activité mise en oeuvre entre deux tournages.
Il y a très longtemps, c’était une salle de cinéma. Il y a encore quelques mois, c’était vide. Avec l’aide, précieuse, de la Ville de Hayange, nous lui redonnons vie. Le jardin d’une princesse d’abord, une cave ensuite, et maintenant, une chambre d’enfant. Avant la chambre de femmes et puis d’autres…
Les mains qui y travaillent sont destinées à rester anonymes. Et bien non ! Il n’y a pas de raison que seuls le réalisateur et les acteurs aient la vedette. Je corrige ceci illico presto. Les artistes du studio 12 se nomment Shirley, Rico, Julie, Julien, Vincent, Pascal. Et que ceux que j’ai oubliés me jettent une pierre, une grosse…

Quant à l’extérieur de lundi, ce n’est ni plus ni moins que l’environnement proche du stade de football du village qui m’a vu grandir. Près de la forêt où, avec mes potes, nous aurons construit des villages de cabanes. C’est d’ailleurs grâce à un ami d’enfance, devenu Adjoint au Maire, que ce tournage aura été rendu possible.

C’est difficile à décrire l’activité que suscite ce film. Je ne me suis pas amusé à compter (on verra ça au moment de faire le générique), mais le nombre de personnes qui auront, de près ou de loin, apporté leur pierre à l’édifice a de quoi vous donner du courage à l’heure ou, parait-il, l’argent est roi, qu’il faut travailler plus pour gagner plus, que la citoyenneté part en sucette, etc, etc…

Quelque soit l’écho que trouvera le film quand il aura été montré, qu’il plaise ou pas, il est la preuve que des gens peuvent se mobiliser, investir de leur temps, pour construire un projet ensemble. Et c’est bien le principal.

mercredi 29 octobre 2008

Three years - Free years

sexy-ubuntu.jpg Cela fait aujourd’hui 3 ans que Microsoft Windows (r) a disparu de mon ordinateur.

3 ans de logiciels libres.

3 ans sans maintenance : sans défrag, sans scandisk, sans nettoyage de fichiers *.tmp, sans rien !

3 ans de bonheur et de tranquillité.

Merci Mark. (pas Knopfler, Shuttleworth).

mardi 21 octobre 2008

Tournage ouvert - Episode 3

n727914288_1508908_7288.jpgSupercherie. Voilà ce qu’est le cinéma : une supercherie !

Et dire qu’à moult reprises, à Gérardmer le plus souvent, j’ai serré mes petites fesses. De peur. Parce que l’écran me renvoyait des images sanglantes, visqueuses, dégoulinantes. Depuis ce dernier samedi, j’ai une petite idée de la façon dont on les fabrique ces images. C’est qu’il y en aura (un peu) dans notre film. Alors il fallait bien les capter.

Les ingrédients sont au nombre de trois : du latex, du faux sang, du talent.

Les deux premiers se trouvent assez facilement. Une petite recherche sur l’Internet et hop !
Le problème, c’est le troisième.
Et bein figurez-vous que c’est également grâce au web (et en particulier à myspace) que nous avons pu rencontrer Mr David SCHERRER, maquilleur SFX de son Etat.
Ne me demandez pas ce que signifie SFX, je ne lui ai pas posé la question. Peut-être que le site web du Monsieur vous en dira plus.
Ce garçon, du talent, il en a. A revendre. Les effets qu’il a réalisés pour nous ce samedi vont provoquer des hauts le cœur à plus d’une âme sensible, je vous le garantis.
Pour l’anecdote, je lui ai posé la question suivante : “Dis moi, David, comment on choisi un jour de faire ce que tu fais ?”. Ce à quoi il m’a répondu : “J’avais 6 ans quand j’ai vu ‘Thriller’. J’ai su qu’un jour je ferais des zombies et des monstres.”
Fichtre !

Le plus étonnant avec ce film, c’est la diversité des genres abordés. Plus le temps passe, et plus je me demande s’il ne vaudrait pas mieux mettre un ‘s’ au mot ‘genre’ dans l’expression ‘film de genre’.

Parce que le lendemain de la boucherie (jusque sur les murs qu’ils en ont mis du sang !), nous avons filmé une séquence poétique. Si si. Avec un premier plan d’une beauté extraordinaire.
Nous sommes dans les arbres. Les teintes sont multiples, comme elles le sont en automne. La caméra descend, entre deux troncs, et nous fait découvrir un jeune homme qui va se laisser séduire par une magnifique nana.
Pour un peu, on croirait qu’il s’agit d’une comédie romantique, genre “Coup de foudre à Thionville”…

Et c’est tout le film qui va être comme cela : en grand écart.

Nous sommes encore loin de l’avoir fini. Cependant j’en donne ma parole aujourd’hui : s’il y a un spectateur, un seul, qui n’aura pas été surpris, étonné, déboussolé : je montre mes fesses à tout le monde.

En espérant qu’elles auront eu le temps de se déserrer !

mardi 7 octobre 2008

Tournage ouvert - Episode 2

tournage chalet Je dois bien l’avouer : ce week-end de tournage, je l’appréhendais un peu.

En effet, nombreux étaient les paramètres qui pouvaient nous emmener en galère. C’est qu’opérer des prises de vue (et de son) dans un chalet éloigné en forêt, à une trentaine de kilomètres de votre nid douillet, avec un groupe électrogène, une météo qui pendant toute la semaine s’était obstinée à vous arroser, et des enfants de 8 à 10 ans en guise de figurants, c’est un tantinet périlleux.

Il est probable que les villageois ont du se dire :” Ça y est, c’est reparti comme en 40”.
C’est qu’ils en ont vu en 40 ceux qui vivaient là, à deux pas de la ligne Maginot.

C’est bien une petite armée qui s’est affairée pendant ces deux jours. Avec un général (le réal.), des officiers, des sous-officiers, des fantassins, des artilleurs, tout le toutim.

La différence, c’est qu’on a tué personne. Au contraire, on a donné naissance, à des images.

Une nouvelle fois, la magie du cinéma a opéré. Une nouvelle fois, l’étoile a brillé et les images se sont dessinées. Une nouvelle fois, mes amis m’ont étonné. Une nouvelle fois, j’en ai pris plein la vue.

Une nouvelle fois, nous n’aurions rien pu faire sans cette confiance énorme qu’ils sont nombreux à nous manifester.

Aujourd’hui, je veux adresser des remerciements particuliers à :

  • la famille TONIAZZO, dont la générosité et la gentillesse n’ont pas de limite.
  • Mme Corinne SCHOSSELER et son fils, mon ami, Sébastien. La lada rouge de votre défunt mari-papa aura son quart d’heure de gloire, c’est promis.
  • Michèle VIC, qui nous aura materné, il n’y a pas d’autre mot. Son café aussi chaud que l’air était frais. Une cantinière de régiment comme ça, c’est précieux. Inestimable.

Il ne me reste plus qu’à me remettre au travail. Le prochain tournage va vite arriver.
C’est fou ce que les semaines me paraissent courtes depuis que je bosse sur ce film…

mercredi 17 septembre 2008

Tournage ouvert - Episode 1

La magie du cinéma ça s’appelle.

C’est assez étonnant et carrément grisant. Passer des semaines et des semaines à préparer la production d’un film. Faire de son scenario l’unique histoire que votre mémoire soit capable d’assimiler. Recenser et réunir les éléments nécessaires à sa fabrication. Des heures et des heures (et une sacrée facture) au téléphone. Jusqu’au premier “moteur” du premier jour de tournage. Et là, c’est la claque !

Un film, fini, est certainement une illusion. Ce qui se passe quand vous êtes en train de le modeler, c’est de la magie.

A plusieurs reprises, pendant ce week end, j’ai eu la trouille en voyant les images du moniteur de contrôle. Pourtant, je connaissais le plan, le décor, les accessoires, les actrices, tout, et j’ai eu les pétoches comme rarement. Cela ne peut être que de la magie.

Et pour cela, il faut un magicien. Et je crois bien qu’on en a deux pour le prix d’un. Thierry le réalisateur et Colin le scénariste, tout ça est de leur faute. C’est eux qui ont imaginé ce truc. Dont personne ne sortira indemne.

Et parce que les magiciens ont toujours une ou deux belles nanas pour les aider à faire le spectacle, nous aussi on s’y est mis à plusieurs. A vingt, grosso modo. Une belle équipe, qui n’a qu’une envie, être le plus proche possible des désirs du chef d’orchestre.

Cette équipe, je veux la remercier. Pour l’énergie qu’elle a fournie pendant ces deux jours (voire trois, voire quatre pour certains), et pour son envie énorme de continuer, encore, et encore.

Et merci aussi à Gilles et Julie qui ont eu la gentillesse et la générosité de nous prêter leur appartement.

La suite au prochain épisode. Le film en comportera trois, mes racontages un peu plus.

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